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L’étude d’un circuit électronique est – sauf rares cas – une opération longue. N’espérez pas compter en semaines, encore moins en jours. C’est en mois que se chiffrent les délais habituels.
La première étape essentielle est la définition de votre besoin.
Tout commence par une présentation de votre projet. (Si vous avez le courage de faire un cahier des charges, c’est mieux !)
Nous vous soumettons un résumé de ce que nous en avons compris sous forme d’une proposition technique.
Cette proposition technique amendée par vos soins, (associée éventuellement à votre cahier des charges) va servir de base de travail pour nous.
LE PRODUIT FINAL SERA CONFORME A CETTE DÉFINITION INITIALE.
Bien sûr, au fur et à mesure que le projet prend forme, des modifications bien naturelles se produisent car des idées et des cas particuliers surgissent toujours pendant le développement.
Toutefois il est essentiel de prendre le temps de bien analyser les besoins, (combien d’entrées, de sorties ? Quelle puissance ?), le déroulement des cycles de fonctionnement, etc. avant le lancement car les modifications en cours sont coûteuses (elles peuvent même aller jusqu’à doubler le prix d’une étude).
[ Loi de Murphy : Les conditions ambiantes indiquées dans les spécifications sont toujours dépassées dans les conditions réelles d'utilisation]Lorsque votre besoin est bien cerné, nous vous proposons un devis d’étude et de réalisation.
Ce devis NOUS engage à réaliser pour vous le produit correspondant à la définition du cahier des charges (ou de la proposition technique).
Le chiffrage des devis
Après avoir pris connaissance de façon approfondie de votre besoin, nous recherchons les solutions techniques qui vont permettre de réaliser les fonctions requises. Ceci prend en général un certain temps, voire parfois un temps certain. En effet, il nous faut prendre la bonne mesure des tâches à accomplir pour en estimer la durée de façon vraisemblable. Souvenez-vous : nous nous engageons à réaliser le produit décrit au cahier des charges pour le montant du devis ! Toute erreur d’appréciation peut se traduire par des semaines ou des mois de travaux non facturés !
| [ Loi de Murphy : Au stade des spécifications, la loi de Murphy supplante la loi d'Ohm] Outre le problème financier, ce genre d’erreurs perturbe aussi notre planning ! Un devis est constitué par des tâches de développement, des travaux sous traités et des achats de matière. Chaque poste est estimé en durée et chiffré selon les tarifs en vigueur. | ![]() |
En date du 01/09/2005, les facturations sont faites selon les bases suivantes :
La réalisation se passe en plusieurs étapes
La première tâche consiste à trouver les
solutions techniques qui répondent aux besoins tels que définis
dans le Cahier des Charges.
Celui qui semble le meilleur est dessiné
au brouillon.
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Construire un schéma,
c'est réaliser une fonction qui fonctionne avec les composants les mieux
adaptés.
Mieux adaptés cela veut dire :
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Par exemple, vous voulez un produit qui sera fabriqué en très peu d’exemplaires : nous avons intérêt à réduire autant que faire se peut le prix de l’étude.
Par contre, si vous devez produire 100 000 pièces, il sera rentable de perdre 10 jours d’étude (28 KF) pour réduire le coût final du circuit de 1 F (gain 72 KF !).
Le schéma une fois réalisé, le
brouillon va passer en CAO
pour être mis au propre.
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Cette opération n’est pas seulement un dessin assisté par ordinateur, c’est aussi le point d’entrée de tous les composants et de toutes leurs interconnexions dans l’ordinateur pour créer ensuite le circuit imprimé de votre proje |
| Après un dernier contrôle du schéma, le " routage " du circuit imprimé est fait manuellement dans la très grande majorité des cas. |
Outre une élégance de tracé, la main de l’homme tient mieux compte de toutes les contraintes que ne le font les logiciels de routage automatique.
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Le temps nécessaire pour dessiner un circuit imprimé est directement lié à deux critères :
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Les composants montables en surface (CMS) ne sont pas toujours une solution aux problèmes de taille car ils sont prévus pour le placement automatique et sont donc livrés en rouleaux de 3 000 pièces… Faire de l’équipement de carte avec une majorité de CMS impose donc des quantités compatibles avec les frais de lancement des machines… De plus le CMS souffre actuellement d’une pénurie grave. Enfin, les déconditionnements ne sont pas toujours possibles.
Une modification du cahier des charges (par exemple ajouter une sortie ou un voyant…) peut entraîner une refonte entière du circuit imprimé. Souvent une " petite modif " demande une journée supplémentaire de travail (plus un autre proto en sous-traitance). C’est pour éviter ces dépenses inutiles que nous insistons sur la qualité de votre définition initiale. [ Loi de Murphy : Plus un changement de conception parait anodin, et plus son influence est prépondérante]
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Exemple de carte
équipée |
| En parallèle avec la création du " cuivre ", le logiciel commence à être écrit s’il y a un microcontrôleur dans votre application. |
Le tracé du circuit imprimé une fois fini, tous les fichiers sont expédiés par modem au sous-traitant.
Un embryon de dossier produit est créé. Il servira à l’assemblage du prototype.
Le technicien chargé de la première mise à feu en aura également bien besoin pour repérer les entrées et les sorties diverses.
Ce sont souvent les " softeux " qui se chargent de l’ingrate besogne qu’est le premier branchement ! ! !…
La mise au point de l’électronique (le hard) et du logiciel (le soft) se fait de conserve, sous émulateur, cet instrument qui permet à un P.C. de simuler le microcontrôleur de la carte.
Le logiciel est une suite d’instructions élémentaires du microprocesseur écrites au moyen de codes mnémotechniques. Le langage de base est l’assembleur. Parfois le "code" est écrit en " C " et traduit ensuite (par un compilateur) en assembleur.
Le logiciel est une création d’une très grande rigueur. Tous les cas doivent être envisagés et traités (y compris les fausses manœuvres et certaines pannes).
D’après votre cahier des charges, et en tenant compte des richesses des composants qui entourent le microprocesseur, le " soft " va être constitué par des macrostructures.
| Exemples
de SOFT affichage |
| *---------------------------------------------------------------------* * * ZONE _AFFICHAGE LCD 2*16 CARACTERES * * *---------------------------------------------------------------------* *++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++* * SOUS PROGRAMME _AFFICHAGE * * E = _PORTA-6 , RS = _PORTA-5 * *++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++* _AFFICHAGE PSHX LDAB #$38 ; CONFIG 8 BITS JSR COMMANDE ; LDAB #$0C ; ACTIVATION AFFICHEUR JSR COMMANDE ; LDAB #$06 ; DECALAGE A DROITE A CHAQUE ECRITURE JSR COMMANDE ; LDAB #$02 ; CURSEUR " HOME " JSR COMMANDE ; LDAB #$80 ;ADRESSE DE DEBUT JSR COMMANDE ;AFFICHEUR = 00 BSET 0,X,#%00100000 ;E = 0 RS = 1 JSR T10MS ; LDY #$0040 ; JSR ENV_AFF ;
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| /*
envoi d'une commande vers l'afficheur */ void CommandeAffLcd32(char Comm) { COMMANDE_AFF&=~COMMANDE_RS; T01MS(); COMMANDE_AFF|=COMMANDE_E; T01MS(); DONNEES_AFF=(Comm); T01MS(); COMMANDE_AFF&=~COMMANDE_E; T01MS(); COMMANDE_AFF&=(~COMMANDE_RS&~COMMANDE_E); } |
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en Code Machine
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Lors de l’analyse générale de votre projet, les besoins en termes de mémoire sont estimés. La mémoire va contenir le programme mais aussi les mots qui seront éventuellement affichés, ainsi que leur traduction. Une mémoire effaçable électriquement (EEPROM) sera souvent utilisée pour contenir les paramètres de fonctionnement (dose de café, dose de sucre, temps de versement de l’eau !)
Comme en CAO, des modifications aux caractéristiques du cahier des charges, des réglages nécessaires mais non décrits, etc. … peuvent entraîner une coûteuse augmentation du temps de développement. De plus les petites fonctions non prévues qui s’ajoutent au tas de nouveaux paramètres à régler peuvent entraîner une saturation de l’espace mémoire ! Dans ce cas, le " Hard " aussi est à revoir…
[ Loi de Murphy : La nécessité d'introduire des modifications importantes dans un nouveau produit augmente au fur et à mesure que la fabrication approche de la phase finale]
Mûrissez votre projet, peaufinez votre cahier des charges dans le détail !
Pendant le développement, des améliorations de la carte sont fréquentes, et c’est en général deux, voire trois circuits qui sont réalisés avant d’obtenir une platine satisfaisante.
A partir de là, votre rôle devient primordial.
A l’occasion d’une première présentation, vous découvrez votre proto.
Vous établissez une liste de doléances et autres modifications.
Celles-ci une fois prises en compte, le prototype vous est remis pour essais et évaluation.
C’est chez vous, sur votre machine que les vrais essais commencent.
C’est en situation réelle que vous allez tester tous les " recoins " du logiciel, les sécurités, et que vous allez traquer les fameux cas particuliers dont nous parlions au début !
Ces cas particuliers ne se produisent jamais chez nous.
Ils ne se manifestent jamais chez vous, ni aux essais, ni après, mais :
ILS SE MANIFESTENT TOUJOURS CHEZ LE PLUS MAUVAIS COUCHEUR DE VOS CLIENTS. (Phénomène connu sous le nom de " loi de Murphy " dite aussi loi de l’em….nt maximum).
Alors, nous vous en conjurons :
Testez, testez et re-testez votre proto.
| Ca y est ? Votre proto est bien testé, sous toutes les coutures et dans tous les cas de figures ? Sûr? Sûr, sûr ? Alors le mieux maintenant c'est de faire une petite présérie et de vivre avec. |
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Placez les nouvelles machines chez des clients connus et compétents, vous aurez besoin de leur sagacité et de leurs analyses pour débusquer les derniers petits problèmes qui se révéleront, soyez en sûrs !
[ Loi de Murphy : Si un prototype fonctionne correctement, la situation s'inverse dés que la production est lancée]L’étude se solde par la signature par vos soins de la fiche de validation. Un dossier produit complet vous est remis, contenant les originaux informatiques du logiciel et du circuit imprimé et des " tirages papier " du schéma, des circuits imprimés et des documentations relatives aux composants un peu spéciaux utilisés.
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Voici un des laboratoires
d'essais |
Il vous restera à tester ou à faire tester votre machine pour s’assurer de sa conformité aux diverses normes dont elle dépend. Ceci est une autre histoire, voyez CEM Expert !